Passer pour vivre.


Elisabeth Poiret peintre

 » Apatrides, sans foyer.

Ils sont là.

Et ils nous accueillent

Généreusement

dans leur regard fugitif,

nous les oublieux,

les aveugles.

Ils passent et ils nous pensent. »

Extrait d’un poème de Niki Giannari : « Des spectres hantent l’Europe ».

Ce texte dans son entier accompagne en voix of un documentaire tourné dans un camp de migrants en Grèce. Il compose la première partie d’un livre de Georges Didi-Huberman (Passer quoi qu’il en coûte aux Éditions de Minuit) ) qui a intitulé la deuxième partie de cet ouvrage : « Eux qui traversent les murs ».

Je n’ai pas encore vu le film. J’ai lu le livre, très intéressant et très riche, ouvrant de multiples pistes de réflexion autour de cette problématique.

Ici, je voudrais simplement témoigner, avec des mots très simples et une pensée moins élaborée que celle de cet auteur, de l’écho profond que provoque en moi la vision de ces hommes…

View original post 442 mots de plus

Publicités

Papiers d’avril, dessins et collages


Elisabeth Poiret peintre

Plaisir du dessin !

Voici quelques dessins et collages sur papier. Ils mesurent tous 24 x 30 cm.

Pour les dessins, j’ai utilisé des bâtons de fusain, noir et de couleur, et un pastel sec. Le papier, l’eau … et l’envie de dessiner !

Pour les collages, j’ai ajouté des morceaux de papier de soie travaillés à l’acrylique et déchirés.

Je poursuis ce travail sur papier en mai, heureuse de la spontanéité que permet l’utilisation de cette technique, et de l’économie de moyens mis en œuvre pour exprimer ce qui veut bien surgir et prendre forme sur la feuille blanche.

View original post

Emily Kame Kngwarreye, artiste inépuisable


Emily Kame Kngwarreye (1910 – 1996) est l’un·e des artistes aborigènes d’Australie les plus célèbres et talentueux·ses de l’époque contemporaine.
par l’Histoire par les femmes le 11/12/2017

L'Histoire par les femmes

Emily Kame Kngwarreye (1910 – 1996) est l’un·e des artistes aborigènes d’Australie les plus célèbres et talentueux·ses de l’époque contemporaine.

Emily_creating-596x400

Une vie dans le désert

Emily Kame Kngwarreye  nait en 1910 en Australie, au sein du peuple Anmatyerre. Elle grandit dans la zone désertique d’Alhalkere, dans ce qui sera plus tard le territoire Utopia [anglais], avec son frère et sa sœur. Elle a, à l’époque, peu de contacts en dehors de son peuple. Elle se marie à deux reprises : d’abord lors d’un mariage arrangé, puis dans un mariage d’amour.

Emily n’a pas d’enfants mais noue des liens avec ses nièces ; elle élève la fille de sa belle-sœur, Barbara Weir [anglais], jusqu’à ses neuf ans environ. Barbara fera partie des « générations volées », ces enfants aborigènes australiens enlevés de force à leurs parents par le gouvernement australien. Supposée morte par sa famille, la fillette sera élevée par des familles…

View original post 691 mots de plus

La trace, l’empreinte, le signe


Elisabeth Poiret peintre
La trace, l’empreinte, le signe
Publié le 10 novembre 2017

Elisabeth Poiret peintre

Technique mixte sur toile  70 x 70cm  octobre 2017

Dans ma peinture, la présence récurrente des empreintes et des signes m’a donné envie d’écrire un petit article approfondissant cet aspect de mon travail.

Dans celui-ci, j’ai toujours eu à cœur d’accorder une importance égale aux trois données différentes mais complémentaires à mes yeux que sont la couleur, la matière et le graphisme.                                                                                                                                             Et au cœur de l’élaboration de mon vocabulaire graphique se trouve la mise en œuvre d’un travail de recherche sur l’empreinte, la trace et le signe.

L’observation et la contemplation des formes rencontrées dans la nature nourrissent en permanence cet aspect de ma peinture : empreintes fossiles, traces dans le sable ou la neige, et celles laissées dans le ciel par le passage d’un avion, signes inscrits sur la surface du bois par des vers ou ceux que l’on peut voir à la surface de l’eau lorsque l’écume y…

View original post 538 mots de plus